
Le Domaine
Le Chapelain
Le Laitier
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Un bref historique Laspect actuel de la Motte Basse date des XVIIIe et XIXe siècle. Le nom lui-même donne à penser quà lorigine il existe une motte féodale à cet endroit. La famille La famille Le Mintier sinstalle à la Motte Basse, au Gouray, en 1460 par le mariage dun cadet des Granges, en Hénon, près de Moncontour, avec une demoiselle de la Motte Basse. Cette dernière famille se convertit plus tard au protestantisme et disparaît peu de temps après, faute de descendance. Originaire de la région de Moncontour où ils disposent de nombreuses seigneuries, la famille Le Mintier habite à lorigine au château des Granges. On peut toujours y voir une pierre avec les armoiries de la famille et linscription 1314. Les Granges passent par les femmes successivement aux Trémargat, conseiller au Parlement de Bretagne, puis aux Bélizal qui les possèdent toujours. Les Le Mintier sont à la Motte Basse de père en fils, depuis leur installation en 1460.
La devise : « deus meus omnia sunt ». ( Dieu est mon tout) ![]()
Les lieux Le bâtiment principal est constitué dun corps de logis flanqué de deux pavillons. Le manoir dorigine qui occupe la moitié gauche de la partie centrale a été très sérieusement remanié au XVIIIe siècle pour le mettre au goût du jour (toit à la Mansard, grandes ouvertures ) et agrandi pour donner le corps de logis actuel. Les trois cheminées qui le coiffent correspondent aux étapes de la construction. Le blason des restaurateurs ainsi que la date de la reconstruction (1754) figurent sur la façade. Le pavillon de gauche est construit vingt ans plus tard pour abriter la famille qui compte alors 17 enfants. Le pavillon de droite a été édifié à la fin du XIXe siècle par Antoine Le Mintier, grand-père de lactuel propriétaire pour y mettre une bibliothèque, son bureau ainsi quun petit salon pour recevoir régisseurs et autres intendants. Dans la cour, il existe trois grands bâtiments qui datent de la même époque (XVIIIe siècle) et un bâtiment plus récent, maison des fermiers attachés à la propriété. Tous ces bâtiments servent à lexploitation du domaine; les maîtres des lieux successifs exploitent en effet directement une partie des terres pour leurs besoins personnels et ceux des animaux. On y retrouve les écuries, le bûcher, la remise et les étables. Un des bâtiments ou maison du chapelain servait de logement au prêtre en charge de la chapelle de la Motte Basse. Le prêtre habitait dans la partie la plus proche du château, lautre extrémité est utilisée comme cellier et réserve à vivres. De petites ouvertures carrées au niveau de la sablière de ce bâtiment permettait de chaque côté laération des greniers où les grains de la récolte étaient entreposés. A lextérieur de la cour, à droite, une chapelle est construite et bénite en 1600 par un indult pontifical. Dédiée à la vierge, autrefois chapelle seigneuriale semi-publique, elle est devenue lenfeu de la famille après quune loi du XIX ème siècle ait interdit les sépultures dans et autour des églises. Un joli calvaire se trouve à lentrée du domaine . Le fût est dune seule pièce. Le socle porte les armes des familles Le Mintier et de La Motte de Broons de Vauvert. Arraché de son socle à la Révolution, ce calvaire, uvre du sculpteur Chardin, a été remis en place. ![]() Histoire de deux ancêtres au caractère bien trempé
Monseigneur Augustin le Mintier ![]() Dernier évêque de Tréguier, il se fait remarquer par un mandement prémonitoire adressé aux fidèles de son diocèse en septembre 1789 et par lequel il annonçait les désordres de la Révolution : constitution civile du clergé, confiscation des biens, guerres civiles et massacres
Pour éviter des « ennuis », il émigre à Jersey, puis à Londres où il meurt. Ses restes sont ramenés dans la cathédrale de Tréguier à la Restauration. Le gisant de Monseigneur le Mintier se trouve non loin du tombeau de Saint-Yves.
René Florian le Mintier
Officier, écuyer cavalcadour du Prince de Condé dans larmée démigration. Il se fait remarquer par sa bravoure. Sollicité par Napoléon pour intégrer les armées de lEmpire, avec le grade de maréchal de camp qui lui a été conféré par le Prince de Condé, il refuse au nom de sa fidélité au Roi et meurt à Offenbach.
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